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Du chinois par ci, du chinois par là, le mandarin standard nous envahit et on adore ça ! Les personnes ayant des notions de chinois sont foison, et parler chinois devient l’apanage de tout un chacun (si si je vous jure!).
Mais que diriez vous d’aller plus loin, et si l’on repoussait nos limites pour aller apprendre (ou s’initier à) quelques dialectes ? Vous parlez relativement bien chinois, et souhaitez approfondir ou partager vos connaissances en chinois ? Alors n’hésitez pas, contactez moi. J’ai toujours soif de savoir !
J’ai d’ailleurs rédigé hier un petit article sur les différences que l’on peut retrouver entre les différents dialectes chinois (écriture, caractères, prononciation) spécialement au sujet du Cantonnais et du Guiyanghua. Vous pouvez voir ça ici : Mandarin standard, Cantonnais, Guiyanghua…
Je vous propose d’approfondir ces dialectes, et vous invite à m’en enseigner de nouveaux
Ca me motive à aller lire mon bouquin de shanghaihua… Celui que j’avais acheté en allant à Shanghai sans jamais vraiment l’ouvrir
March 16th,2010
Le chinois |
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Je vois souvent des reportages sur la cuisine chinoise, dans laquelle ils disent : les chinois cuisinent au Wok, sans huile, et des légumes coupés en petits morceaux, et ça, c’est très sain, et c’est bien, achetez un Wok Téfal ou en promo à Ikéa (nan y’a pas de pub dans les reportages informatifs, c’est pas du marketing…)
Et aux journalistes, je voulais dire :
- la Chine, ça fait plus de 17 fois la France. Parler d’une cuisine chinoise est très réducteur
- Et donc, que la majorité des chinois cuisinant au Wok (sauf peut être dans les restaurants chinois en France pour convenir à nos palais délicats) rajoutent :
- de l’huile (même dans une poêle en téflon, pour le gout)
- de l’ail (ça pue, mais ça aide à digérer)
- du glutamate (avec tous les effets néfastes que ça peut avoir sur le système nerveux)
Alors c’est bien gentil, mais si nous on dit que la cuisine chinoise c’est bien, et si le marketing chinois dit que la cuisine française, c’est mieux, on est pas sortis de la berge
A tous les sinophiles souhaitant discuter (vraiment) de la cuisine chinoise, moi j’aime :
- Le canard au poivre du Sichuan de Guiyang 麻麻的呵呵
- La fondue de Chongqing 重庆火锅
- Sichuan 回过肉
- Sichuan 红烧肉
- Le 麻辣豆腐 (mapo tofu / mala doufu) là aussi, du Sichuan ou de Guizhou pour le choix des piments
Aujourd’hui, je vous présente une recette à la mode de chez nous, il faudra bien sûr considérer “chez nous” comme le centre sud ouest de la Chine (région de Chonqing, Guizhou et Sichuan) avec ce petit plat qui plait bien au quotidien, et qui sera incontournable pendant les fêtes : le poulet au piment (laziji – 辣子鸡)
Procédons comme suit :
Dans un wok (prévoir un wok dont vous avez un couvercle, sinon préférez une casserole ou n’importe quel plat ferra l’affaire, en fait
, versez un généreux fond d’huile et laissez l’huile se réchauffer.
Pendant ce temps là, préparez quelques tranches bien fines de gingembre frais (5 tranches, par exemple) et préparez votre poulet. Pour la préparation du poulet, elle est très simple : prenez un poulet, et coupez le entièrement en petit morceaux d’environ 5cm sur 5cm(. Il conviendra bien sûr d’utiliser un bon couteau du genre “hachoir” rectangulaire pour ne pas trop se fatiguer et d’une bonne planche à découpe. Si vous n’en avez pas, ce sera un excellent investissement pour les futurs plats).
Il est aussi possible de ne prendre qu’une partie du poulet, nous avons par exemple cette fois ci acheté en hypermarché une barquette d’ailles de poulet. Et pour que cela reste facile à manger, nous avons coupé les morceaux au niveau des articulations.
Mettez le gingembre et le poulet ainsi coupés dans l’huile, ajoutez une pincée ou deux de sel, cinq ou six grains de poivres de Sichuan (huajiao) et faites dorer.
Une fois que votre poulet est doré, ajouter deux cuiller à café d’ail en poudre, ou de l’ail frais c’est encore mieux ; et deux trois grosses cuillers d’huile pimenté (hongyou aussi nommée lajiaoyou). Préférez l’huile pimentée faite maison, c’est facile : achetez du piment rouge séché, un bon litre et demi d’huile, coupez le piment en tous petits morceaux et faites le griller dans l’huile et salez légèrement. Placez le tout dans un récipient ne craignant pas la chaleur, et c’est tout !
Revenons à notre poulet : rajoutez une autre pincée de sel, un peu de chaque type d’huile de soja (sheng cou et lao cou), et un verre d’eau (20 cl). Couvrez pour que le poulet s’impregne bien de la sauce, et laissez mijoter à feux doux assez longtemps jusqu’à ce que le poulet soit un peu plus sec et bien cuit.
Et voila, servez avec un légume sauté, du riz blanc et quelques uns de vos plats préférés, et bon appétit ! Un plat relativement facile à faire aussi si vous recevez des chinois originaires du Sud de la Chine à la maison, ils en seront épatés!
Terre rouge, plaines énormes entourées de basses montagnes, buffles sur la route et … un climat paradisiaque !
Ce que j’ai le plus apprécié, ce sont les espaces aménagés en ville pas loin du Kunming, notamment à Milei
C’était super, autant les palmiers que le fin sable blanc… Ce que j’ai bien aimé, c’était les paysages sur la route, il faudra que je me renseigne sur le pourquoi du comment la terre du Yunnan est rouge
Pour la température, on était à un peu plus de 30°, ce qui est pas mal pour un temps d’hiver à mon goût. Ca a été un peu dur de rentrer dans le Guizhou à Guiyang, ou il fait 15 degrés de moins aujourd’hui. Heureusement, la météo annonce un peu plus de 20° dans les jours prochains.
Voici quelques photos pour les amateurs de photo (et je sais qu’il y en a un paquet
)

C’est ce que j’avais entendu dire sur les chaînes nationales il y a quelques mois, et j’ai pu constater que ce n’est pas tant le cas que cela.
En effet, en partant de la province de Guizhou vers le Yunnan, nous avons passé 6 péages (environ 350km!)… A croire que les lois ne passent pas tant en pratique, dommage que les belles paroles ne soient pas assurées par des actes forts!
D’autant que cette mesure était prise car les péages généraient trop de profit, et ces profits finissaient souvent dans la poche de la haute hiérarchie municipale par des détournements de fond, alors que les routes n’étaient pas assez entretenues…
D’un autre côté, je pense qu’il faudra du temps pour tout mettre en place les différentes annonces de ces dernières années, en effet, en janvier 2006 le gouvernement chinois promettait l’école gratuite (pour les 9 ans obligatoires de l’enseignement chinois) pour tous, manuels et cahiers compris… Ce qui n’est malheureusement toujours pas en place.
Erratum pour mon post d’hier, la région a subit des sacrées guerres dans le Guizhou. Particulièrement lors de la révolution qui a mené à la prise du gouvernement par les communistes en 1949, mais aussi lors des guerres sino-japonaises.
Toujours a propos de ces montagnes, qui ont cette forme car la région est sur deux plaques tectoniques différentes, la photo que j’avais promise :
Ca ressemble plus à des “tas” qu’à des montagnes, avouez !
Second erratum : je suis à XingYi (Sud Ouest du Guizhou, pas loin du Yunnan), et non Xingye
Demain, on se dirige vers le Yunnan dans un coin paradisiaque qui est assimilable à Hainan, ou encore à la Thaïlande, ou encore aux iles Maldives. Un truc dans le genre centre de repos club med
Une autre photo, pour la route :
